Espieilh

Cette notice est extraite du dictionnaire toponymique des Hautes-Pyrénées


Altitude : 450 m. 

Superficie : 212 ha.

Population :
1999 : 45 hab.
1851 : 150 hab.
1806 : 96 hab.
1300 : 15 feux

Saint patron :
saint Martin, 11 novembre

Sobriquet :
Eths crestats « les châtrés ». Au figuré : « les timides » (Rosapelly, vers 1910) .

Historique administratif :
Sénéchaussée de Toulouse. Pays de Nébouzan. Viguerie de Mauvezin. Canton de Bagnères, puis de Bourg (1790), de Lannemezan depuis 1801.

 

Prononciation locale figurée : [és'pyély] Prononcer la finale ly comme dans le français seuil, deuil.

Dénominations historiques :
d'Esphel (1300, Enquête Bigorre).
De Aspielh (1313, Debita regi Navarre).
De Aspieilh (1342, Pouillé Tarbes).
de Aspilh (1379, Procuration Tarbes).
Aspieilh (1760, Larcher, Pouillé Tarbes).
Espieilh (fin 18°s. Carte de Cassini);

Hypothèses précédentes :
- R. Aymard (DNLHP) : Poste de guet, dérivé d'espiar (= surveiller).

Discussion :
1- Pas question d'épines. Le latin spinellum donnerait en languedocien espinèl, mais en gascon espinèth (et non espieilh).
2- Le latin speculum (= miroir et par extension, lieu où la vue d'étend de loin.) peut donner espelh et par attraction de espiar : espielh.

Etymologie :
Du gascon ancien espelh (= poste de guet, du latin speculum) devenu espielh par attraction de espiar.

Nom occitan :
Espielh.

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